Francophone à Vancouver: le petit guide de survie pour une installation tout en douceur

Le Canada est une terre d’immigration qui a façonné l’identité canadienne. Vancouver ne fait pas exception à cette tradition multiculturelle. Elle accueille chaque année des milliers de nouveaux arrivants attirés par l’attrait de la côte ouest. Une ville accueillante, mais au coût élevé de la vie, qui possède ses propres codes qu’il faut s’approprier pour réussir son intégration.

Voici quelques conseils pour démarrer sans stress cette nouvelle vie au bord du Pacifique.

1. Home sweet home

Il y a dans l’ensemble quatre grandes façons de rechercher et surtout de trouver un appartement, une maison, ou encore une chambre en colocation.

La première consiste à consulter les annonces du site Craigslist. On y trouve de tout et il faut faire preuve d’un peu de méfiance parfois, mais de nombreuses personnes trouvent leur bonheur de cette manière. Il faut savoir que les habitations en sous-sol (basements) sont les locations et colocations les moins chères à Vancouver. Elles ne sont pas lumineuses, mais ont l’avantage d’inclure tous les frais (Internet, BC Hydro…).

Tous ceux qui comptent fermer leur compte Facebook, attendez encore un peu…. Car la seconde approche consiste à utiliser la plateforme pour se loger… Par exemple, la page du Guide du croutard pour les francophones ou encore celle des maisons collectives, très répandues à Vancouver.

La troisième technique consiste à se balader dans les quartiers où on souhaite vivre, de repérer les panneaux de location d’appartements et de contacter le gérant de l’immeuble, dont le numéro est la plupart du temps fourni avec l’offre.

Enfin, et on ne le répétera jamais assez, le réseautage à Vancouver permet non seulement de se trouver un travail, mais c’est aussi la clé du succès pour se dégoter un petit nid douillet. Les organismes de la Maison de la francophonie à Vancouver peuvent être un bon point de départ.

2. Gagner son pain

L’art de trouver un emploi à Vancouver a déjà été traité en détail dans notre précédent article « 6 conseils pour décrocher un emploi comme un pro à Vancouver.

Les moins de 30 ans peuvent aussi s’inscrire à Objectif carrière , un programme conçu pour encadrer les jeunes diplômés à obtenir des emplois en entreprise dans le Grand Vancouver. Et en plus, c’est gratuit !

3. Bouger sans trop dépenser

Vous l’avez remarqué, Vancouver est une ville qui n’est pas donnée. Le transport ne fait pas exception… Compte tenu des kilomètres de pistes cyclables dans toute la ville, se rendre en vélo au travail ou à la piscine est non seulement économique, mais sécuritaire. Et cerise sur le gâteau : le décor qui se déroule sous vos roues a de quoi faire pâlir d’envie le reste du monde…

Pour les distances les plus longues, pensez au covoiturage. De nombreux sites et pages Facebook consacrés à ce mode de transport sont disponibles. Ce n’est pas étonnant, Vancouver ambitionne de devenir la ville la plus verte du monde d’ici 2020.

4. Meubles, vêtements et légumes en tous genres

Les amateurs de friperies et organismes de bienfaisance seront ravis d’apprendre que Vancouver regorge de petites boutiques de meubles, d’accessoires et de vêtements de seconde main. La façon la plus économique pour s’installer.

Au même titre que Craigslist, la page Facebook Guide du croutard est aussi un lieu idéal de se meubler et s’habiller à moindres frais.

Sinon, très bonne nouvelle : Ikea n’est pas bien loin de la ville !

Enfin, comme l’esprit communautaire est très développé à Vancouver, pourquoi ne pas essayer de réserver un petit lopin de terre dans un des nombreux jardins communautaires de la ville pour faire pousser vos légumes !

5. Le décalage horaire : même pas mal

En venant vous installer à Vancouver, vous avez laissé derrière vous vos êtres chers. Pour ne pas perdre contact, rien de tel qu’une connexion Internet. Mais les prix des abonnements Internet sont dissuasifs…

Il est possible de bénéficier des mêmes prix que les étudiants ou de profiter des offres de la rentrée scolaire ou encore de la période des fêtes en décembre/janvier. Des offres très intéressantes aux six mois ou à l’année, avec les prestataires Shaw, Telus ou Novus, vous permettront de faire de grosses économies.

6. Se faire des amis

Différence culturelle ou problème d’adaptation… De nombreux francophones disent éprouver des difficultés à se faire des amis à Vancouver. Il existe parfois un réel décalage que certains sont même allés jusqu’à baptiser le “Seattle freeze”… et qui serait répandu sur la côte ouest.

Un choc d’autant plus fort pour les francophones originaires d’Europe dont la conception de l’amitié peut tout simplement différer de celle des Vancouvérois.

Rien de mieux que le bénévolat, la participation à des soirées de réseautage – comme les rencontres thématiques Meetup ou les soirées de réseautage de la Chambre de commerce francophone de Vancouver – ou encore la pratique d’un sport ou d’une activité de groupe pour se faire des amis. Mais le secret c’est de prendre le temps de comprendre cette nouvelle culture sans jugement et surtout sans y imposer des codes sociaux qui marchent en Europe, mais peuvent froisser à Vancouver.

Ce petit guide de survie est loin d’être exhaustif, alors si vous aussi avez envie de partager un peu de votre expérience ou quelques anecdotes, n’hésitez pas à les partager en commentaires. En attendant, bonne installation!